Médiation pour harcèlement psychologique : Quels sont les facteurs de satisfaction des plaignants?

Par Frédéric Moisan, Ph.D.¹, Consultant

En tant que criminologue, Frédéric Moisan s’intéresse depuis plus de 10 ans à la problématique du harcèlement psychologique en milieu de travail. Dans le cadre de ses études en gestion des ressources humaines à HEC Montréal, il a complété une maîtrise sur les pratiques d’intervention en matière de violence au travail, de même qu’un doctorat sur la gestion des plaintes de harcèlement psychologique au travail par la médiation. Le 27 février 2014, lors d’un déjeuner organisé par l’IMAQ, il a livré les résultats de ses études sur la gestion des plaintes de harcèlement psychologique au travail par la médiation². Nous lui avons demandé de présenter dans ce journal les principaux résultats d’une de ses trois études qui analyse le point de vue des plaignants impliqué dans une médiation à la Commission des normes du travail. Voici les éléments les plus importants qui ressortent de cette étude.

À partir d’entrevues menées auprès de 21 salariés qui ont conclu une entente de médiation après le dépôt d’une plainte pour harcèlement psychologique à la Commission des normes du travail, j’ai été en mesure de dégager quatre facteurs clés de satisfaction³, c’est-à-dire des besoins qui se sont avérés particulièrement importants pour parvenir à une entente satisfaisante dans le cadre d’une médiation pour harcèlement psychologique. Il s’agit en l’occurrence de 1) la préparation avec l’aide du médiateur, 2) recevoir du soutien durant le processus, 3) s’exprimer et 4) recevoir des excuses. Ces facteurs peuvent être répartis en deux thématiques centrales, soit l’accompagnement du salarié et le dialogue entre le salarié et l’employeur.

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que l’auteur et ne traduisent pas nécessairement celles de l’IMAQ.

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